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 Un vol de voltige IRL

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Faucon
Pilote BC
Pilote BC


Male

PostSubject: Un vol de voltige IRL   Fri 6 Feb - 8:49

Je trouvais sympa de faire partager le recit que j'ai fais (pour garder une trace). C'est long par contre, si vous trouvez pas le courage de lire c'est pas bien grave geek



Villefranche (LFCV), Cap 10 C


05/02/2009 (jeudi)


Vol de voltige (2nd)


+ 3.9G ; - 1.8G








J’attendais ce vol depuis plus d’un mois, à cause de
l’indisponibilité de l’avion du à la météo (envoyé à un endroit pour
réparation, mais impossible de le ramener par la suite). Il a été ramené à
Villefranche mercredi seulement, et il repart vendredi, pour un bon mois… si ce
n’est plus. La seule solution pour pouvoir faire ce second vol de voltige (le 1er
remonte à un peu plus d’an) était d’y aller pendant les cours. Ce que je n’ai
pas hésité à faire une seule seconde lorsque mercredi, mon FI m’annonce au
tel qu'il ne peut pas venir à Cahors pour les habituels vols en Dr400, mais qu’il sera à
Villefranche le lendemain. Très bonne surprise !! Je
passe la soirée à prendre des notes du manuel d’un Cap10B gentiment envoyé par
un élève-pilote (volant sur IL-2).





Le lendemain je quitte le lycée à 13h et je pars pour
Villefranche avec mon père (ne travaillant pas ce jour là exceptionnellement).
Je suis mort d’inquiétude à l’idée de ne pas pouvoir voler car le ciel tend
plutôt vers le gris que vers le bleu.


Une fois arrivé à l’aérodrome, l’atmosphère est encore plus
inquiétante… le Cap10C est bien là, mais pas Gilbert (mon FI), et le plafond me
fait peur, je commence vraiment à me demander si on n’a pas fait 1h de trajet
pour rien.


En faisant le tour des hangars, je trouve des membres de
l’aéroclub, qui me rassurent beaucoup : Gilbert va bientôt arriver, et
après avoir consulté le METAR, la météo n’a pas l’air si mauvaise que ça, le
plafond est suffisamment haut pour faire voltiger un débutant… ouf ouf OUF et
reOUF !!!!





Mon FI finit par arriver « Bon, on va voir ce qu’on va
faire », cette fois ci je suis sur de voler. Pendant le briefing je lui
rappelle ce qu’on avait fait la 1ère fois, vu que ma fiche de
progression a été perdue (l’autre étant resté à Cahors). Mais de toute façon, il
faut reprendre à zéro. Donc briefing sur comment faire une boucle, un tonneau,
une mise dos, etc… Et aussi un petit « bonus » : le rétablissement
tombé. Il m’explique les techniques pour maintenir l’avion sur une trajectoire
droite pendant les figures. Rien de bien nouveau, grace à mon expérience sur IL-2 (excellent
simulateur mine de rien…), je savais déjà quasiment tout théoriquement, ce qui ne
veut bien évidement pas dire que mes figures étaient parfaites lors de ce vol…
loin de là. Il m’annonce que pour le 1er
vol, l’élève n’est pas censé s’occuper de toutes ces corrections (en particulier celles au palonnier), mais
seulement de cadencer au début d’un tonneau pour éviter de trop descendre une fois
sur la tranche par exemple. Au final j’ai quand même pu utiliser le palonnier
sur chaque figure.





Embarquement. Un sympathique pilote nous a fait la visite
pré-vol pendant le briefing, et m’aide à m’installer et m’attacher :
« Dit donc, t’es un petit gabarit !! » « Eh bah… oui
^^ ». En effet, les sangles sont quasiment serrées à fond… et les
bretelles du parachute se baladent largement au dessus de mes épaules…hum, faut
que je refasse de l’exercice scratch



Me voila enfin lié à l’avion, je tente de me bouger, résultat :
Impossible… Parfait, j’aime cette sensation ! Je resserre même un peu plus
les sangles. Je regarde le cockpit, qui fait bien plus rustique que celui du
Dr400 de Cahors (malgré l’age de ce dernier). Il me fait une démo de cockpit-check-before-engine-launching
accéléré, et me fait partager le boulot pour démarrer le moteur. Je dois
m’occuper de la commande de richesse, cad pousser à fond à son signal. Il lance
la procédure de démarrage : Plein gaz et plein riche, pompe électrique
pendant 1-2 secondes, plein pauvre et manette des gaz à 1cm, magnétos
sélectionnés, et démarreur. Moi, bête et discipliné, j’attends le signal de
Gilbert… toute fois, aux premières détonations, je me rappelle de la procédure
de démarrage qui dit qu’il faut mettre plein riche dés que le moteur se lance, alors
je me dis « tant pis pour le signal, faut pt être que je pousse ma manette
maintenant… à bah trop tard ». Gilbert : « Et bah
alors ?? » « Baaah heeeuu… j’ai loupé le départ… » Oh le beau boulet La 2ème
tentative sera la bonne, le moteur démarre et embarque même l’avion en avant
(oups, les freins…). Il est temps de rouler « Allé, tu l’amènes sur le
taxyway, jusqu’au point d’arrêt » … Oula, faut pas que je fasse de
connerie (c’est la 1ère fois que je vais faire rouler un Cap10). Je
pose bien mes pieds sur les freins, manche au ventre et main gauche sur les
gaz, j’exerce un effort minime sur la manette des gaz qui se déplace alors à
peine d’un milimètre, et le moteur gagne 200 à 300 tr/min !!! Première réaction: Mais c’est
quoi ce monstre ?! Le roulage en Cap10, ça n’a vraiment plus rien à voir
avec le roulage en Dr400 (freinage, direction, puissance, type de train). Je le
fais avancer, tout en douceur et prudemment, en jouant avec les freins et les
gaz, toujours manche au ventre. Le soufflage se fait d’ailleurs sentir sur la
profondeur et je commence à avoir un peu mal au bras. Mais je parviens à
l’emmener sans casse jusqu’au point d’arrêt et quasi entièrement tout seul.
Essais moteur, je découvre les volets électriques, que j’ajuste sur la position
décollage, après avoir un petit peu joué comme un gamin avec… No et on s’aligne.





Gilbert me donne les infos nécessaires pour le décollage,
cad le régime de décision et la vitesse de rotation (à savoir 2200 tr et 110 km/h). Je lâche les
freins et mets les gaz, pied à droite pour contrer le couple (souffle
hélicoïdale de l’hélice sur la dérive en réalité), les 2200 tr sont dépassés,
rotation en douceur à 110km/h. Monté à 150km/h, mémorisation de l’assiette
correspondante et c’est parti. On survole la belle ville de Villefranche et
j’entame une spirale ascendante. Sensation du moment : l’avion réagit au
moindre petit mouvement du manche (une redécouverte agréable). D’ailleurs je
m’amuse à faire de petits mouvements latéraux tout en regardant les ailerons
bouger… ça m’éclate. 3000ft QFE au dessus de l’aérodrome, on peut commencer. J’ai
du mal à entendre dans le casque même réglé à fond, soit c’est l’avion qui fait
un boucan pas possible, soit c’est le casque qui déconne, soit c’est les 2.





On commence par la boucle et on se rappelle : La prise
de vitesse (250km/h), le palier, les yeux sur le triangle de bout d’aile et sur
l’horizon, la cadence, plein gaz à 45°, les corrections nécessaires pour tenir
l’axe (palonnier à droite principalement), après la verticale, tête vers le
haut, verrouillage visuel de la piste pour tenir l’axe pendant la fin de la
boucle, et pour finir encaissement des G. Voila comment se sont déroulés les
boucles. Je me souviens pendant l’une des premières d’avoir tiré plus fort que
d’habitudes sur le manche lors de la ressource après avoir entendu
« Attention tu tires pas assez », d’où la pointe à 3.9G probablement,
mais au final c’était un peu trop fort il paraît. Les sensations principales
lors de ces boucles : La redécouverte des G, et la joie de constater que
les corrections que j’ai faite pour tenir l’axe, au palonnier, ont marché; en
particulier sur les dernières boucles (dire qu’à l’origine j’étais pas censé
m’en occuper).





On a enchainé avec les tonneaux. La figure la moins prise de
tête à mon gout. Légère cadence, manche en butée, sur la 1ère
tranche relâchement de la cadence et un peu de palonnier « vers le
haut », sur le dos manche en avant pour ne pas descendre, sur la 2ème
tranche rerelâchement du manche et palonnier vers le haut, puis remise à plat en
relâchant le palo. Le tout avec un enchainement progressif (une pensée pour ceux
qui pilotent le Cap232 qui a un taux de roulis de 420° secondes… !).
Malgré quelques « cafouillis » au début (trop poussé sur le manche
par exemple), plus je faisais de tonneaux, plus ils avaient l’air droit.


Suite logique : la mise sur le dos, suivit peu après
d’une remise à plat. Ce n’est qu’un simple tonneau avec une pause au milieu.
Par contre, c’est bien marrant de voler à l’envers, suspendu au harnais (malgré
le serrage), et de corriger la symétrie alors que les pieds flottent un peu
autour du palonnier.





Ensuite on a attaqué quelque chose de plus technique, le
Split-S (pas prévu à l’origine). On part comme pour une boucle, mais à 45°
d’assiette, on se met sur le dos (en marquant l’arrêt) et on reprend la cadence
jusqu’à l’horizontal. Il m’a montré pour la 1ère, j’ai fais les
suivantes, de plus en plus en autonomie au fur et à mesure des enchainements. Au premier coups je partais pour 60° d'inclinaison... vous devinez pourquoi lol!



Il y a aussi eu l’Immelmann : Une demi-boucle suivi
d’une remise à plat. La difficulté principale étant lors de la remise à plat à
basse vitesse, du à la perte d’énergie pendant la demi boucle.


Bizarrement on a pas fait de rétablissement tombé, ou alors
j’ai la mémoire qui déconne.





J’ai juste eu le temps d’apprécier la sensation des G, de
voir l’horizon pivoter autour du bout l’aile pendant les débuts de boucle,
balancer le manche en butée d’un côté et faire passer le ciel sous les pieds,
faire des virages à grandes inclinaison tout en regardant la piste et des tas
d’autres petites choses qui sont difficiles à expliquer. Mais j’étais plus
occupé à essayer de ne pas faire des figures tordues, chose pas évidente du
tout après 2 vols espacés d’un an, au lieu de regarder le paysage.


J’ai eu droit à un… « Hey, c’est du pilotage de
fillette ça ! » lors des premiers virages pour revenir sur la piste.
Car comme un con, trop habitué au Dr400, j’ai entre mes mains un monstre, hyper
réactif et maniable, mais il a quand même fallu que je me démerde pour faire des mises en virage lente et timide silent






Mon FI me demandait souvent si ça allait, je lui répondais
tout simplement « oui oui très bien » parce-que c’était le cas. Mais à
la fin il a quand même préféré ne pas prendre le risque de me rendre malade en
faisant une vrille… snif.





On redescend tranquillement vers l’aérodrome « Bon, tu
fais un encadrement et tu le poses.». Soyons fou. Je me place en vent arrière,
à 800ft QFE environ, un cran de volet. Je me place en finale, dernier cran de
volet. Gilbert m’annonce simplement «120km/h », à moi de m’autodémerder.
Je réduis, me place plus ou moins sur le plan 5%, fais des corrections
d’assiettes et de puissances pour stabiliser la finale et la vitesse. Et je
constance avec joie que j’arrive à maintenir les 120km/h pile et le plan de
finale tout seul, mis à part une petite erreur de parallaxe. C’est limite si je
fantasme sur l’aiguille du badin qui reste immobile taré (j'ai des bad-trips bizarre).



On arrive sur la piste, on réduit, je mets du pied à gauche
pour maintenir l’axe, et ramène petit à petit le manche au ventre. L’avion se
pose en douceur (probablement un 3 points ou quasi 3 points vu qu’il n’y a eu
qu’un seul choc). Le « très bien » de Gilbert me laisse imaginer que
j’ai fais et réussis une bonne partie de l’atterrissage et de l’arrondi tout
seul, car « la légende » dit que quand Gilbert dit que c’est bien…
bah c’est que c’est bien. Mon FI s’occupe de ramener l’avion devant le point
d’avitaillement, et c’est avec un pincement au cœur que je ramène la manette de
richesse en arrière pour étouffer et couper le moteur Sad









J'ai adoré la sensation que m'a donné le Cap10:


Très réactif. Au sol, au décollage et à l'atterrissage, il
faut rester concentré, le surveiller en permanence. Il donne l'impression que
le maniement d'un avion c'est loin d'être un jeu d'enfant, et ça me plait.


A ce niveau là, le Dr400 c'est de la gnognote à coté.
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Pit
Pilote BC
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Male

PostSubject: Re: Un vol de voltige IRL   Fri 6 Feb - 10:37

Tres bien ce ptit recit bien ! , et j'espere qu'il y en aura d'autres !
(mais j'avoue que j'ai pas trop envie de creer le bon ptit forum deja vu et copié partout 'vol reels' Laughing )

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Pit
Si c'est pour pas etre propre, c'est pas la peine. Si c'est pour montrer ton cul, c'est pas la peine. Si c'est pour imiter au lieu de reproduire ou d'innover, c'est pas la peine. Et si c'est pas pour avoir un minimum de plaisir, c'est pas la peine.
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Mostro
Pilote BC
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Male Localisation/Location : Région Nantaise

PostSubject: Re: Un vol de voltige IRL   Fri 6 Feb - 12:59

Bravo Faucon , très beau récit
c'est très sympa de ta part de partager cette expérience

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Pit
Pilote BC
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Male

PostSubject: Re: Un vol de voltige IRL   Fri 6 Feb - 13:17

Mostro peux tu partager ton vol ulm ou avion je sais plus que tu as fait il y a qq temps ?

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Pit
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Pico
Pilote BC
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Male Localisation/Location : derrière mon bureau

PostSubject: Re: Un vol de voltige IRL   Fri 6 Feb - 13:29

Merci faucon, vivement que je puisse le faire

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Faucon
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Male

PostSubject: Re: Un vol de voltige IRL   Fri 6 Feb - 14:00

Je suis content de voir que ça plaise, et que ca te donne envi Pico tres conten

J'ai complété mon paté avec une description plus détaillé de la boucle:






Malgré la « simplicité » de la figure, il y a
suffisamment de boulot à faire, pour un débutant comme moi, pour ne pas
s’ennuyer! Au 1er ¼, le facteur de charge est facilement tenable, il
faut surtout veiller à maintenir l’avion droit sur le plan vertical en se
concentrant sur la position du triangle de bout d’aile par rapport à l’horizon.
A partir de la vertical, petit à petit, l’avion perd de la vitesse, et on se
retrouve progressivement dans une sensation de flottement, quasi en apesanteur.
Là, il faut ramener la tête vers le haut (ou plutôt vers le sol), chercher la
piste et l’utiliser comme repère pour ajuster les bonnes corrections au
palonnier pour tenir l’avion droit. Quand on commence a piquer, on récupère la
vitesse très vite, on devient de plus en plus lourd (c’est dans cette partie là
que le facteur de charge est le plus élevé). Et c’est dans cette 2ème moitié qu’on prend vraiment
du plaisir à piloter avec chacun de nos « outils » : La tête et
les yeux pour fixer la piste et l’horizon guidant les pieds pour
tenir l’axe; la main droite qui doit ajuster l’effort sur le manche pour
maintenir une cadence constante lors de l’augmentation de la vitesse et du
facteur de charge; et la main gauche, combiné avec l’oreille qui écoute le
moteur, qui ramène la manette de gaz en arrière pour ne pas passer en sur-régime.
Le tout en contractant naturellement les muscles pour encaisser les G. Un
véritable plaisir !
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Mostro
Pilote BC
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Male Localisation/Location : Région Nantaise

PostSubject: Re: Un vol de voltige IRL   Sat 7 Feb - 1:09

Et bien moi ça c'est déroulé le 9 août dernier à l'aéroclub d'Ancenis (LFFI)
cette idée me trottait dans la tête depuis bien longtemps mais je n'avais jamais osé franchir le pas.

Bref je prend rendez vous pour un vol d'initiation à 17h00.
Je me pointe l'instructeur m'attent, pas très côsant le bougre! il m'explique les consignes de sécurité;
globalement ce sont les conditions de roulage au sol et utilisation du palonier toujours pour le roulage.

Nous faisons ensuite le tour de l'avion : un DR 400 (trois places!)
Check liste avant mise en route. à vrais dire il a fait ça tellement vite que je n'ai pas tout suivi.
mise en route, et là ça fait tout drôle ça vibre de partout, on accélère aux alentours de 1000 tour/min et l'avion avance tout seul et je le conduit au palo jusqu'au point d'arrêt. Un ULM multi axe est en approche finale, il s'est bien fait peur avec un touché très violent. Gloups ! Bon c'est dégagée, je remonte toute la piste sans problème. (il parrait que certains n'ont pas assé de la largeur de piste tellement ils zigzaguent!). pour ce point j'avoue que le simulateur aide bien, je n'ai pas été surpris par le déport de l'avion provoqué par l'hélice.
J'aligne l'engin et je rends les commandes à l'instructeur qui se chargera du décollage.
Volets, gaz et il relache les freins , et ça pousse, je vois bien qu'il joue au palonnier pour maintenir l'avion aligné, et hop déjà en l'air.
A environ 50m d'altitude il me rend le manche et je maintiens la montée, virage par la gauche pour un 180° et nous remontons la Loire vers l'Est.
Et là ... l'instructeur me tend un feutre.... et me dit: "nous sommes stabilisés à 2000ft, fais un repère marquant la position de l'horizon sur le pare brise, tu ne dois pas regarder les cadrans mais l'horizon, c'est un vol à vue".
je m'exécute, manque de chance il y a des turbulences, ce maudit avion redescend et le cap varie, première marque fausse, je recommence.
Et je me rend compte que malgré des techniques très précises de pilotage et de navigation cette discipline si pointue si exigeante qu'est l'aviation, est en fait bien dépendante d'un bon paquets de facteurs qu'on ne perçoit pas.
On me demande de pointer une commune, avec ces turbulences, je me retrouve avec une variation de cap que jestime d'environ + ou – 5° et si on ne mémorise pas bien l'aspect du patelin,ba... on ne le retrouve pas ! Perso ce point je n'ai pas apprécié (peut être parce que trop crispé aussi) peut être faut il être strict mais laisser l'avion vivre
Bref l'instructeur me demande de virer par la gauche en m'indiquant une autre commune. Et là je ne me suis pas fais avoir une 2ème fois, je repère tout ce qu'on fait sur la boussole. Nous remontons donc au cap 005 (casi Nord), je réalise ensuite un 360°, et là, je ressort à mon cap de 005, malgré les mouvements de l'avion je sais où je suis.
Nouveau virage par la gauche au 270 et descente à environ 1500ft (je crois) pour un passage à la verticale de la piste et repérer la manche à air et donc l'orientation du vent.
Un tour de piste, vent arrière puis dernier virage et là, c'est instructeur qui reprend les commandes pour l'aterrissage. Et je me rend compte de la commande des volets, un bon vieu levier placer entre les sièges . Ca ressemble plus à un levier de frein à main dans une voiture! Mais quels effets, une fois les volets abaissés l'avion freine très fort et remonte! L'instructeur ajuste aux gaz pour limiter la portance et revenir à son vario de descente d'environ 500ft/min.
Voilà les roues arrières ont touché le sol, le train avant touchera une bonne seconde plus tard alors que l'instructeur maintient le manche en arrière.
Et je reprends mon roulage jusqu'au parking et arrêt du moteur.



Voilà très content de ce premier vol, il y en aura certainements d'autres. Toutefois je ne pense pas que je m'investirai dans un brevet avion, l'ULM me tente plus tout simplement parce que plus accessibe. J'ai déjà eu des contacts avec les gens de l'éroclub ULM qui me paraissent bien plus ouverts.

_________________

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Pico
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Male Localisation/Location : derrière mon bureau

PostSubject: Re: Un vol de voltige IRL   Sat 7 Feb - 1:42

bon bah si tout le monde le fait a mon tour(n'ayant pas ma fiche de progression chez moi je sais plus quand c'était)

Sa devait être ma 5°heures de vol, je savais décoller et j'apprenais atterrir, petit briefing on va faire 3 touch et décrochage, virage 60° d'inclinaison (rien d'execptionnel) je fais la visite pré vol de se bon vieux Piper J3 (il date de 1937 ^^), tout a l'air d'être bon,


Etant donné qu'il se demarre a la main je reste dans le cockpit pendant que mon instructeur le démarre. Il brasse et brasse ... il ne veut pas démarrer bizarre, il me dit "bon je vais arreter de brasser, je vais dévicé l'hélice" (je rappelle que j'ai 5H de vol a mon actif et quand on dit sa on est super rassurer) bon en tout cas il démarre ouf.


Je pousse les gaz il tremble (énormement) comme d'habithude, je m'aligne, jé passe le message radio, personne est en final, aller plein gaz, l'avion glisse beaucoup trop (c'était pas mon jour) le terrain qui est en herbe était trempe, la terre gicle sur les ailes mais j'arrive quand même a décoller (j'ai jamais autant batailler pour décoller)

Il me dit on commence par les décrochage, bon je monte bien, je met au dessus d'un champ et je décroche j'attends qu'il reprenne de la vitesse je me met en palier et plein gaz, mais juste après les décrochages plus de radio (c'est vraiment pas mon jour), me disant en parlant très fort de me d'emmerder a faire mes 3 touch sans qu'il me parle.


Au final j'ai 3 bon atterrissages, j'ai pas fait les virage a 60° et j'ai du l'avait l'avion en prime.


une bonne heure de vol qui j'espère ne m'arrivera pas souvent ^^

_________________


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PostSubject: Re: Un vol de voltige IRL   Today at 4:31

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